... fic ...

... fic ...
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Jε m'αρρεℓℓε ℓϊsα. Пαϊs Θη s'εη ƒΘμτ. Lα ρℓμραrτ ∂'εητrε υΘμs mε cΘηηαϊssε sΘμs x-une-jum-a-tokio-x. Пαϊs Θη s'εη ƒΘμτ αμssϊ. Jε sμϊs ƒαη ∂ε τΘжϊΘ ђΘτεℓ.




Пα ƒϊc rϊsqμε ∂'εη 僃rαψεr cεrταϊηs,
D'εη cђΘqμεr ∂'αμτrεs,
Пαϊs j'εsρεrε ρℓμs qμε τΘμτ,
D'εη ƒαϊrε rευεr βεαμcΘμρ...








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# Enviado el miércoles 16 de mayo de 2007 16:52

Modificado el jueves 17 de mayo de 2007 08:39

...Présentation... ...Prologue...

...Présentation...   ...Prologue...
• Présentation du personnage principale :


Nom : Koenigine

Prénom : Keira

Age : 16 ans

Signe astrologique : gémeaux

Groupe sanguin : O +

Taille : 1m62

Poids : 39 kg

Qualités : forte, sérieuse, obstiné, débrouillarde.

Défauts : égoïste, de nature méchante, menteuse, fière.

Tatoo / piercing : une étoiles à l'intérieur du poignet gauche, 3 trous à l'oreilles droite, 4 trous et un piercing (en haut) à l'oreille gauche.

Groupe préféré : Within Temptation.

Devise : Mieux vaut tuer qu'être tuée...






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Prologue.


[ Le prologue se passe un an avant le début de l'histoire. L'héroïne à donc 15 ans. ]




Mon père : « Putain ! Dépêchez-vous ! On ne trouvera plus de place pour se garer et on va
arriver en retard ! »

Angela : « Mais non ! On n'est qu'a dix minutes du Sacrée C½ur et, de là-bas, il faut à peine
cinq minutes à pieds ! C'est pas la mort ! »



Ma s½ur déboule dans ma chambre.



Angela : « Grouille ! Il va nous piquer une crise de nerfs ! »

Moi : « C'estle stress... »


Rires. Je termine d'accrocher mes « Viviennes » et on sort de ma chambre.


Mon père : « Et bien ! C'est pas trop tôt ! »

Moi : « il faut toujours que tu exagères... »

Mon père : « Ben voyons ! J'vous signal juste comme ça que c'est VOUS qui avez instité pour m'accompagner à ce gala ! »

Angela : « Bien sur ! On ne veut pas rater les célébrités ! »

Mon père : « P'être ! Mais, au cas où vous seriez pas au courant, je bosse moi ! Et si j'arrive en retard à cause de vous, ça va chi... »

Ma mère : « Allez !! C'est bon, on y va ! »



Nous sortons tous les quatre et nous engouffrons dans la voiture.


Feu vert.

Angela : « Olala ! Q'est ce que j'ai hâte ! Tu te rends compte des gens qu'on va rencontrer ? »

Feu rouge.

Moi : « j'espère qu'il y aura des vieux héritiers, riches et malades ! »

Feu vert.

Ma mère : « Ah non ! Ceux-là, ils sont pour moi ! »

Feu rouge

Mon père : « Hum, hum, si je vous dérange... »

Feu vert.

Moi : On fait moite moite ? »

Feu vert. Camion rouge. Feu vert. Camion rouge. Trou noir.







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Voila. J'espère que ce prologue vous donne envie de lire la suite. Je voudrais remercier toutes les personnes qui m'ont aidé à trouver un prénom (que j'ai trouvé toute seule finalement!) : Flou <3 , Bertille, Vic, Sophie (sois plus prudente la prochaine fois!!!^^), Anastasia.... Merci. Premier chapitre ce week-end.


GBisous, Mille Lisa.
















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# Enviado el jueves 17 de mayo de 2007 05:21

Modificado el jueves 17 de mayo de 2007 10:19

...Chapitre 1...

...Chapitre 1...
• Chapitre 1 : Chambre avec vue sur HLM.



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Titit Titit Titit Titit Bang.


Et mon réveil vole en éclats.

Je jette mes couvertures à terre et m'arrache à mon lit. Douche glacée quotidienne. J'allume ma chaîne. Impossible de me réveiller sans musique. Impossible de vivre sans musique. Jean déchiré, débardeur noir, pull bien trop grand noir. J'attrape mon sac et sort de ma tanière.



Andreas : « Salut schwester ! Bien dormi ? »

Moi : « mmmmh... »



Tandis que je referme la porte derrière moi, le soleil de Munich m'ébloui. Il fait frais et la brume matinale ne c'est pas encore dissipé. Je me met en route et décide de couper par la citée. J'y pénètre donc et longe les blocs de béton.

Elle pue, cette citée. Elle sent le crime, l'horreur, la pisse et l'héroïne. Je bifurque dans une ruelle. Là, enfoui dans le noir, des jeunes sont entrain de fumer. Et pas de la cigarette. Il est sept heures trente du matin. Ils doivent avoir entre neuf et dix ans. Rien d'étonnant. Ici, les jeunes, on les enferme dès leur naissance dans des blocs de béton. On les élèves à l'arrache. On leur dit que ce sont des nuls, des ratés, qu'ils ne feront jamais rien de bon dans leur vies, qu'ils n'y a plus d'espoir. Tout le monde s'y met. Leurs parents, les profs, les flics. Et que tout ça, c'est à cause des riches. Alors forcément, ils finissent par y croire.

Je passe mon chemin et arrive devant le bloc « Bayern ». Luk et sa bande sont là. Des « terreurs ». Moi je ne trouve pas que leur intelligence soit si terrifiante que ça. Un méchant sans cervelle, c'est un con, rien de plus. Je passe devant eux sans leur accorder le moindre regard. Ils ne le méritent pas. Ils n'en valent pas la peine. Mais ils réagissent.



Luk : « Ba alors, Dark Vador, tu nous snobbes ? »

Moi : « Non, je vous emmerdes. »



Il se l'ai prise en pleine guelle. Et il n'aime pas ça, apparemment. Il se lève de se qui reste du banc où il était assis et se dirige vers moi, entouré de ses acolytes.



Luk : « Pourtant, on dirait bien que tu cherche la merde. »



Il se plante devant moi et me bloque le passage.



Moi : « Dégage. Tu me fais perdre mon temps, petit pauvre. »



Un direct du droit m'arrive au sourcil gauche. Ca me chauffe. Ca saigne.



Luk : « Ecoute moi bien, espèce de pétasse, tu... »



Il n'a pas le temps de finir sa phrase. Je rapplique et mon « amor-ring » vient lui défoncer la lèvre inférieure. Aussitôt, ses petits soldats me saisisse et me font m'agenouiller sur la chaussée . Luk reprend ses esprits, s'essui la bouche du revers de sa manche, toute rouge maintenant. Il se baisse pour arriver à ma hauteur.



Luk : « Espèce de petite salope, tu te crois peuttre supérieur avec tes darons pétés de tune. Mais sache qu'ici, ce n'est pas la loi du plus riche qui domine, c'est la loi du plus fort. »



Il se relève. Ses gars me lâchent. Ils se mettent en cortège autour de lui et s'apprête à partir. Il se retourne et crache à mes pieds une gerbe de sang venant de sa lèvre fraîchement ouverte. Puis ils m'abandonnent sur la chaussée. Je me relève.



Je les hais. Mais ils payeront. Ils payeront tous.














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dsl, chapitre pas très long. Le suivant l'est beaucoup plus, si ça peut vous rassurez. La suite mercredi. Je remercie tous ceux qui ont mis des coms et qui m'ont félicité sur le début de ma fic. Ca me fait rudement plaisir qu'elle vous plaise. En espérant que vous ne vous sauviez pas en courant,



GBisoux, Mlle Lisa.




















°°°°

# Enviado el sábado 19 de mayo de 2007 08:15

Modificado el domingo 20 de mayo de 2007 08:46

...Chapitre 2...

...Chapitre 2...
• Chapitre 2 : chambre avec parquet qui grince.



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J'arrive à la prison, l'arcade sourcilière gauche en sang. Le gardien en chef me tombe dessus.



Gardien : « Mille Koenigine !! Qu'est ce que vous avez encore fait ? Filez directement chez le proviseur ! Tout de suite ! Vous passerez à l'infirmerie après, il faut qu'il vous voie dans cet état ! »



Je viens à peine de franchir le seuil. Je me fais déjà enguellé. Mais qu'est ce que je leur ai fait à tous ? Je me rends donc chez le proviseur, Mr Tarik. Je ne passe pas par le secrétariat. Je ne frappe pas. J'entre.



Mr Tarik : « Ah ! Mille Koenigine ! Quel bon vent vous amène ? Je vous en pris, approché ! »



Je reste où je suis.



Moi : « Le mauvais vent de votre pion colérique. »

Mr Tarik : « Ah oui ! Oui, je sais qu'il est très nerveux en ce moment, problèmes de famille je crois. Bien, je le rappellerais à l'ordre. »



C'est qu'il m'écoute en plus, ce con. Les adultes, vous pouvez facilement les corrompre et leur faire faire ce que vous voulez. Ils sont si faibles. Il remarque enfin mon arcade gauche.



Mr Tarik : « Mein Gott !! ... »



Résultat, les deux tympans explosés. C'est tout. Normal. Enfin pour moi. N'importe qui d'autre à ma place aurait eu deux heures de colle avec un jour d'exclusion. Moi pas. Il a tout de suite compris comment il fallait s'y prendre avec moi, le proviseur. Il est intelligent. Quand il veut. Certains profs ont eu du mal comprendre. Au début, ils m'envoyaient en colle ou à la porte. Quand ils la lettre du ministère annonçant leur augmentation, brûlée, j'ai bizarrement gardé ma place. Ils sont cons, les profs. Ils ne pensent qu'au fric.

Tiens, revoilà le gardien.



Jillian : « Rebonjour, Mille Koenigine. Excusez-moi pour tout à l'heure, je me suis laissé emporter. »



Quel con. Il à dut s'en prendre plein la guelle. Ou il a peur. Comme tous les autres. Mille Koenigine. Mille Koenigine. Qu'est ce qu'il ont tous avec Mille Koenigine ? Toutes les autres, se sont des mademoiselles. Mademoiselle Granvik. Mademoiselle Betrish. Moi, c'est Mille. Mille Koenigine. Traitement de faveur. Allez savoir pourquoi. « J'oublie » de passer à l'infirmerie. Elle est trop conne, l'infirmière. Elle me fait chier. Je rentre en cours.

Quinzes heures ~ Arts plastiques.
Sujet : Noir sur fond noir. Putain, elle en a des bonnes. C'est une conne, la prof. Elle arrête pas de se plaindre. On n'est pas assez inspiré pour elle. Alors je prends une feuille et la peints en noir. Je la rends. J'ai dix-huit. Encore une qui a peur.

« Sauvé par le gong »
Quand je sors, je rencontre les sales putes.



Julie : « Eh, Keira ! T'as pas fini de baiser comme ça les profs ?»

Moi : « Ba, non, comme tu le vois. »

Julie : « Et au faite, t'as toujours pas d'amies ? »



Et ça les fait rires. Quelles connes. Elles me font pitié.



Moi : « Je préfère ne pas en avoir qu'avoir les tiennes. »



Elles cessent de rire.


Julie : « Eh ! Je t'interdis de parler comme ça de mes amies ! T'as un problème ? Et puis, l'union, fait la force. Toi, t'es seule. T'es faible. Alors je serais toi, je fermerai ma guelle. »

Moi : « T'es pas moi. Regarde autour de toi. Elles préfèrent toutes leurs copains à toi. Elles préfèrent toutes une sortie en ville à toi. T'es rien pour elles. Juste un petit commando qui leur dit quand elles ont le droit d'aller pisser. »



Elle pâlie. Sa main se lève vers mon visage. Je m'en saisi et la met à genou. Ses « amies » ne réagissent pas.



Moi : « Regarde-les, tes amies et écoute moi bien, petite conne. Pas une en ce moment ne lèverais le petit doigt pour toi. Alors pose toi des questions. Je vais te le dire, moi. De nous deux, la plus conne, c'est toi. La plus faible c'est encore toi. La plus seule, c'est toujours toi. »



Ayant dit, je la lâche. Elle ne réagit pas et reste à terre. Je traverse le couloir. J'arrive au bout quand elle se retourne.



Julie : « Peuttre. Mais de nous deux, la plus malheureuse, c'est toi. »



Je sors. La pluie martèle les graviers du trottoir. Tant mieux. Ainsi on ne voit pas couler mes larmes. Quelle conne ! Je la hais. Sur le chemin, j'évite la citée et passe par le commissariat. Puis je rentre chez moi. Andreas n'est pas là. Mes cheveux humides dégoulinent sur le parquet, laissant des petites taches rondes. Je monte dans ma chambre.

Ce sont des lâches.
J'attrape un cutter et m'assois sur le bord de mon lit.
Ils sont si faibles.
Le cutter s'approche de mon poignet droit.
Je les déteste.
Le sang coule le long de mes doigts.
Je les déteste tous.


A bout de forces, je m'allonge sur mon lit
. M
es yeux se ferment. Trop faible, je ne peux les rouvrir.


Je ne sais combien de temps je reste ainsi. Je me lève avec difficulté. Je me mets dos à mon armoire. Je fais quatre pas. La latte grince. Je la fais basculer et m'empare du coffret noir, caché en dessous. Je soulève la latte d'à côté, prend le petit sac en velours noir et m'empare de la clef, glissée à l'intérieur. J'ouvre le coffre et prends les photos qui s'y trouvent. Les larmes se déversent sur mes joues.



Moi : « Je sais que tu as besoin de moi. Ne t'inquiète pas. Tu ne m'attendra plus très longtemps... »














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Toujours là ? Merci, rien ne me fait plus plaisir ! Voila, chapitre un peu plus long, comme je l'avais dit. Merci énormément pour tout vos coms. Dsl je me rends à vous parce que j'ai un problème. Je fais des chapitres de plus en plus long. Alors je vous demande si cela ne vous dérange pas, en cas contraire je les couperais. Dsl pour le retard mais Jack me rend heureuse. Merci d'aimer ma fic !.



GBisoux, Mlle Lisa.




















°°°°

# Enviado el domingo 27 de mayo de 2007 06:17

...Chapitre 3...

...Chapitre 3...
• Chapitre 3 : Chambre vide un soir de concert.



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Le soleil filtre à travers les volets et me réveille. Faudrait penser à acheter un autre réveil. J'ouvre les yeux et me lève à contrec½ur. Douche glacée quotidienne. J'allume ma chaîne.

« Il est sept heures et c'est les infos !... Salut tout le monde, Stephen à l'antenne. Ce matin à Munich, cinq jeunes ont été interpellés puis mis en garde à vue après une fouille au domicile du cerveau de la bande, Luk Sticoski, où six kilogrammes d'héroïne a été découvert. Ils risquent tous entre un et quatre ans d'emprisonnement avec sursis. Mais l'événement de ce soir, c'est bien sûr le concert de Tok... » CLIC.

J'ai entendu ce que je voulais entendre. Je mets « Mother Earth » et me prépare. Jean plutôt droit avec des clous, décolleté noir manche trois quarts, gilet bien large noir. Bracelets, colliers de force, Viviennes. J'empoigne mon sac et m'apprête à sortir.



Andreas : « Tu déjeunes toujours pas ? C'est pas bien ! Sinon, tu fais quelque chose ce soir ? »

Moi : « Non, tu compte m'emmener où ? »

Andreas : « Mes potes font un méga concert ! Ce serait pour toi une occasion de les écouter, toi qui te drogue à la musique ! »

Moi : « Si tu le dis. Quelle heure ? »

Andreas : « Sois ici à dix-sept heures pile ! »

Moi : « A plus tard. »



Je sors et le soleil m'éblouie. Crétin de soleil. Je n'aime pas le soleil. Il nous crame la peau, rend les femmes accro pour ensuite nous faire crever dans d'atroce souffrance. Il nous crame les yeux, nous fait dépenser notre argent pour ensuite nous priver de tout contact visuel. Il file des boutons à certains, des plaques rouges à d'autres. Et bientôt, il prendra un malin plaisir à faire exploser notre planète et de réduire le monde à néant. Non, vraiment je hais le soleil. C'est un crétin qui ne nous fait profiter que de sa puissance. Je crois que c'est pour ça que je n'aime pas le soleil. Il est trop puissant. Et il me fait de l'ombre.

La citée est étrangement calme ce matin. Le bruit de mes pas résonne sur le pavé. C'est sinistre. Ca rend la citée belle. J'ai même l'impression qu'en cette instant, elle pue un peu moins. J'ai l'impression.
Bientôt, les murs de la prison se profilent.



Jillian : « Dépêchez-vous, Mille Koenigine. Vous êtes en retard. »

Moi : « Non, je suis à l'heure. »



Encore une journée de travaux forcés.
Douze heure : self.
Elle est pourrie cette cantine. On y bouffe de la merde. Potage-Agneau. Macédoine-B½uf. Toujours la même merde. Les cantinières sont des radines. Trois grammes de pâtes pour trois litres d'eau. Des pâtes à l'eau. De l'eau aux pâtes. Les jours de frites : sept centilitres de ketchup pour quatorze frites. 0,5 centilitres de ketchup par frite. Radines. Je m'en fous, je suis allergique à la tomate. Ketchup, je connais pas. Aujourd'hui, Potage-B½uf. Pour changer. Je regarde mes deux petits pois, ma carotte et mon haricot bleu se battrent en quatuor. Mon carré de b½uf dans sa mare de sang. On dirait une baignoire d'hémoglobine dans laquelle Mr Legigot se prélasse en prenant son bain. Un boyau en robinet ouvert, crachant un jet ininterrompu d'eau chaude. C'est déguelasse. Je prend mon sac, embarque ma clémentine et sort du bâtiment. Je suis éblouie. Crétin de soleil.



...



Elle flirte avec lui pendant que son mec la matte du coin de l'½il. Quelle pouf. Y'a autant de poufs ici que là-bas. A croire que la terre en est envahie. Que des connes.



Girl1 : « Olala, Bill & Tom, ils sont trop beauuuuuuuuuuuuu »

Girl2 : « Vouiiiiii !! Enfin, ils sont jumeaux, alors ! Et au faite, tu sais comment ils s'appellent les deux autres ? »



Par ça aussi le monde est envahi. Des groupies. « Sont trop beauuuuuuuuuu ». Des putains de groupies. Et leur son, il est comment, hein ? Putain de groupies. N'empêche. Il à l'air d'en tenir une couche, leur groupe. Bill & Tom. Pour des jumeaux. Tom & Jerry. Boule & Bill. C'est con parfois les parents. Ca ne pensent à rien. Tom & Bill. Pour des jumeaux. C'est vraiment trop con.

Je tourne dans l'allée pavée et introduis ma clef dans la serrure.



Andreas : « Tu as deux minutes vingt-trois secondes de retard ! »

Moi : « Tu exagère... »

Andreas : « Deux minutes vingt-cinq secondes ! »

Moi : « Et je sens que je vais avoir encore un quart d'heure de retard, il faut que je me change. »

Andreas : « Putain ! J'avais dis pile ! C'est toi qui exabuse ! »



Je monte dans ma chambre, balance mon sac sur le lit. Je troque mon gilet contre une veste à la Gerard Way, noire évidement. Je change mon piercing contre un clou noir, raffle encore eyeliner, khôl et mascara. J'entends l'autre trépigner en bas. Je foure tout dans mon sac à clous et redescends tranquillement.



Andreas : « Magne-tooooooooooooooooooooooi !!!! »

Moi : « Je suis là. »



Il me tend un casque. Je passe mon sac en bandouillère, prends le casque, l'enfile et monte derrière lui sur la SUZUKI ( prise à Mr LePère.) et il démarre en trombe.

Je ne dis rien de tout le trajet. Au fur et à mesure que l'on s'approche du Zénith, je me questionne. Quel style de musique ? J'espère que ce n'est pas du rap. C'est merdeux le rap. Et puis les rappeurs, pleins au as qui hurlent : « la citée, c'est la galère ».Oui, la citée c'est la galère. Mais qu'est ce qu'ils en savent ? Le rap, je ne trouve pas que c'est ce qu'on peux appeler de la musique. C'est quelqu'un qui parle, accompagné d'une mélodie répétitive. C'est nul. Ca parle toujours des mêmes choses. Drogue, fric, sexe. Pas très inspiré. Et basta. C'est vraiment trop nul.
Andreas s'engage dans l'allée principale et se gare dans l'emplacement « moto ». Contrairement à mon habitude, j'ai du mal à cacher mes sentiments. Stupeur. Etonnement. Frayeur.



Moi : « Qu'est ce que c'est que ça ? »



Du doigt, je désigne la queue. Ou plutôt, les trois énormes queues. Dix mètres de large, trois cent de long. Couvertures de survies. Beaucoup ont du y passer la nuit. Putain, mais c'est quoi ce groupe ?



Andreas : « Viens ! Tu crois quand même pas que je vais faire la queue pour voir mes potes jouer ! »



Il me prend par la main et m'emmène près d'une entrée sur le côté. Il fait signe à Pierce Brosman plus cent vingt kilos qui lui sourit chaleureusement et le salut. Il se tape la causette cinq minutes puis James Bond nous fait passer. On pénètre dans le bâtiment, rencontre James Bond 2 qui nous laisse accéder à la salle de concert. Vide. Presque. On se dirige vers la fosse où quelque irréductibles groupies sont attroupées, accrochées aux barrières, bien décidées à ne pas bouger d'un millimètre. La scène est plutôt grande. C'est un bon point.



Groupie 1 : « Salut ! Toi aussi t'as gagné une rencontre ? »



Qu'est ce qu'elle me tape la discute celle-là ? Je ne la connais même pas et elle m'aborde ? A ses risques et périls. Allez, je me sens pousser une once de gentillesse. C'est rare. Elle a de la chance cette conne. J'agite le drapeau blanc.



Moi : « La rencontre de quoi ?

Groupie 1 : « La rencontre avec les TH ! »

Moi : « TH ? C'est une marque de P.Q. ? »

Andreas : « Euh, Keira, c'est le groupe qui s'appelle Tokio Hotel. Les fans disent TH... »

Moi : « Ah ! Euh non, je ne les connais pas, je viens voir ce que c'est. »

Groupie 2 : « Tu ne connais pas et tu viens dans un concert comme ça ? »

Moi : « Comme ça ? »

Groupie 2 : « Les fans de TH sont des fans-fans ! »

Andreas : « ...des hystériques... »

Groupie 2 : « Et ... »



Mais elle n'a pas le temps de finir sa phrase. Des hurlements d'une puissance inestimable. Le bruit sourd de quatorze mille pieds martelant le sol. Sept mille fans prennent d'assaut le Zénith. Onze minutes et trente-sept secondes, c'est le temps qu'il suffit à remplir la fosse. Deux mille cinq cents quatre vingt dix-huit hystériques. Moi et Andreas. Deux milles six cents dans cent dix-huit mètres carré. Elles veulent passer devant. Elles veulent s'approcher. Elles veulent les voirs. Elles veulent s'embrocher sur les barrières. Elles veulent les toucher. J'ai chaud. Ma gorge est sèche. J'ai trop soif, il me faut absolument de l'eau. Le sol se dérobe sous mes pieds.



Andreas : « Keira ! Viens ne restons pas là. »



Ses bras me soutiennent. Nous ne pouvons pas sortir. Si je n'avais pas laissé mon casque dans le coffre de la moto, j'en aurais assommé une bonne vingtaine. Après un frayage de passage difficile, nous atteignons finalement les escaliers où je m'effondre.



Amdreas : « Je croyais pas que tu étais claustro ! »

Moi : « C'est pas la salle qui m'étouffe, c'est les gens. Je ne les supporte pas. »



On s'assoit sur les marches. Je regarde la fosse. Elles tombent toutes comme des prunes. Une mère accompagnant sa fille. Deux, trois, quatre groupies. Cinq, six. Et tout ça pour un groupe. C'est écoeurant.



Moi : « Ils font des strip-teases sur scène tes potes ou quoi ? »



Elles ont des ongles noirs. Elles portent des mitaines. Je vois mal des rappeurs la dedans. Ce sera sans doute du rock, c'est déjà ça.



Salle : « Wir wollen Tokio Hotel ! Wir wollen Tokio Hotel ! Wir wollen Tokio Hotel ! Wir wollen Tokio Hotel ! ...»

Moi : « Nia nia nia »



Ca ne s'arrête plus. Qui penserait que l'être humains aurait autant de souffle ? Qui penserait que sept mille personnes feraient autant de bruit ? Mes yeux se ferment. C'est au moment où je m'endors sur l'épaule d'Andreas que les lumières s'éteignent. C'est l'ébullition. C'est insoutenable. C'est comme un cri suraigu qu'on voudrais faire taire mais qui continue de monter, inlassablement. Puis qui explose.














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Voila. Dsl de ne pas avoir mis la suite plus tôt, mais je n'avais pas vraiment le c½ur à ça. Cela me comble de plaisir que ma fic vous plaise autant ! Là, je n'est pas vraiment le temps de faire la suite de la mise en page mais à la demande générale, je met cette suite tant attendu (est oui, j'y crois !). Haricot bleu. Parce que y'en a marre des haricots verts!Suite de la mise en page...euh...dès que j'ai le temps ! Demain sûrement. Merci pour vos commentaires si heureux.


GBisous, Mlle Lisa




















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# Enviado el domingo 03 de junio de 2007 07:09

Modificado el domingo 10 de junio de 2007 08:05